Vous devez être assez nombreux à avoir utilisé cet indice pour vous donner une norme et vous situer au niveau pondéral.
Seulement, la fiabilité de cet outil reste vraiment ambiguë et j’aimerais, dans cet article, que nous relatons ensemble les avantages, inconvénients ainsi que  les limites de ce calcul, mondialement réputé.

1/ Qu’est ce que l’IMC ?

Il s’agit d’un outils de mesure reposant sur deux variantes : la taille et le poids corporel.

La formule standard s’applique aux adultes et, est assez simple : il suffit de diviser son poids par sa taille au carré. IMC = poids (kg) / taille (m2).

Nous sommes alors classés en fonction du résultat obtenu :

  • Moins de 16,5 Dénutrition
  • 16,5-18,4 Maigreur
  • 18,5-24,9 Normo-pondéral (Valeur de référence)
  • 25-29,9 Surpoids
  • 30-39,9 Obésité modérée
  • Plus de 40 Obésité Morbide

2/ Origines

L’IMC a été inventé au cours du 19éme siècles par un mathématicien Belge spécialiste de la croissance humaine, nommé Adolphe Quetelet afin de pouvoir comparer l’évolution du poids en fonction de la taille de la population. A cette époque il n’était pas encore question de classifier en fonction du résultat.
Mais au début du 20ième siècle, les sociétés d’assurance ont émis la relation entre le poids de leurs assurés et les maladies cardiovasculaires ainsi que la mortalité pour aboutir à une classification telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Plusieurs études scientifiques épidémiologiques et cliniques ont alors été réalisées pour mener à la conclusion de l’utilité de cet indice et le rendre une norme internationales dans le monde médical.

3/ Avantages

Selon le « Centre de prévention et du contrôle des maladies », le calcul de l’IMC est l’une des meilleures méthodes pour évaluer la surcharge pondérale et l’obésité dans la population.

Les avantages qu’on pourrait citer serait :

  • Uniquement 2 paramètres donc ne demandent pas beaucoup de recueils de données scientifiques
  • Assez facile à calculer et donc accessible à tous
  • Permet de se situer au niveau pondéral par rapport à la population générale
  • Intéressant pour détecter les extrêmes, comme la dénutrition ou l’obésité morbide.
  • Peu couteux en temps et en investissement financier pour les professionnels

4/ Inconvénients

  • Selon l’OMS l’obésité se résume essentiellement à des niveaux excessifs de gras corporel et non pas au poids corporel et l’IMC ne permet pas de définir la localisation de la graisse corporelle
  • Ne mène à aucune conclusion sur l’état de santé général. Une personne à un IMC dit « normal » peut très bien souffrir de MCV ou de carences alimentaires.
  • La comparaison pondérale ne tient compte d’aucun autre paramètre pourtant important dans la complexité du poids.
  • Ne tient pas compte de la diversité de la composition corporelle : une personne à IMC égal peut avoir une silhouette complétement différente en fonction de sa répartition corporelle.
  • Ne tient pas compte de l’âge, de la race ou du sexe qui peuvent expliquer des variations pondérales.
  • Au niveau santé, les études jusqu’alors réalisées sont contradictoires sur le fait que l’IMC est un outil suffisamment sensible pour détecter réellement les excès de gras corporel et pour prédire le risque des problèmes de santé.
  • Concernant les sportifs de haut niveau ou non, ayant un taux de gras tout à fait normal, L’IMC les classe de façon incorrecte comme étant en surpoids.
  • Pour les personnes de 65 ans et plus, il a été démontré qu’un IMC entre 23 et 27 était davantage optimal pour les taux de survie que la plage standard d’IMC de 18,5 à 25.

5/ Conclusion

A mon sens, L’IMC reste un outil assez pertinent d’alerte dans les cas extrêmes, c’est à dire de maigreur intense ou d’obésité morbide, mais ne peut se suffire à lui-même ni pour ces populations ni pour les autres.

Il existe d’autres outils qui peuvent fournir une meilleure évaluation de la graisse corporelle, comme la mesure du tour de taille, les impédancemétres multifréquences ou encore les mesures des plis cutanés.

L’analyse, montre une fois de plus, que les mesures doivent tenir compte de la spécificité de chacun pour mener à une conclusion fiable.