Gérer sa faim ne veut pas dire la contrôler et lutter pour ne pas la ressentir mais savoir détecter le bon moment de manger. Ainsi savoir structurer au mieux son rythme alimentaire et avoir le comportement devant l’assiette le plus optimal possible.

Je rencontre tellement de personne qui essaie de contrôler leur faim ou qui mette en place des stratégies pour ne plus la ressentir qu’au final, c’est la faim qui les contrôle.

Une mauvaise gestion de faim peut avoir des répercussions néfastes sur le bien-être et sur notre comportement alimentaire. Cela peut nous conduire par exemple, à manger plus que nos besoins, à choisir des mauvais aliments, perturber notre sommeil ou à avoir des pulsions alimentaires par exemple. Vous savez ces moments où vous perdez le contrôle de ce que vous mangez.

1/ Reconnaître sa faim

Dans un premier temps il me semble essentiel de savoir bien reconnaître sa faim et pour cela la différencier de nos envies. Ce qui distingue la faim de l’envie sont les ressentis physiques, les ressentis corporels. Il doit se passer un impact sur un de nos organes digestifs.

A titre d’exemple, si vous êtes devant un aliment, et que la vue ou l’odeur de cet aliment vous fait saliver ou gargouiller, il s’agit de la faim. Si vous avez envie parce que vous êtes gourmands ou parce que l’aliment semble apetissant mais cela ne vous fasse rien dans votre corps, alors cela ne semblerait pas être de la faim mais de l’envie.

Une fois clarifié, ce qui peut aider c’est de jauger l’intensité de la faim qu’on ressent. Nous pourrions par exemple échelonner de 0 à 10 notre faim. 0 nous n’avons pas faim et 10 très faim ou parler de pourcentage de faim. Peu importe comment l’idée serait d’évaluer.

2/ Observez son comportement

Et concrètement on pourrait, pour plus de simplicité, on pourrait regrouper la faim en 3 intensités : la petite faim (le petit creux), la moyenne faim et la grande faim (la faim extrême).

Seulement en fonction de chacune de ces faims, nous allons avoir un comportement devant l’assiette différent.

Notre comportement devant notre assiette sera différent si nous arrivons avec une faim à 1/10 ou si elle est de 15/10.

A savoir que chaque intensité de faim va durer en moyenne une vingtaine de minutes et qu’elles vont arriver crescendo. C’est-à-dire que pour ressentir la grande faim vous devez forcement passer par la petite et la moyenne avant.

L’expérience que nous pourrions mener pour savoir laquelle de ces faims va prendre soin de nous serait de les tester les 3.

Cela est assez simple à faire en pratique.

Pour la petite faim, on ira manger un bout dès que nous ressentons un petit creux. Pour la moyenne faim, nous allons décaler des horaires et pour la grande nous allons sauter un ou deux repas.

3/ Evaluer

ET en fonction de toutes ces faims nous allons jauger :

  • Les différents ressentis corporels (crampes, gargouillis, salivation, maux de tête…) et comment ils nous sont agréables à ressentir
  • Si il y a des ressentis psychologiques (nervosité, obsession, difficulté à se concentrer…) et comment ils nous sont confortables à ressentir
  • Si nous mangeons plus ou moins vite
  • Si nous avons plus ou moins de plaisir
  • Si nous arrivons à entendre notre rassasiement
  • Si nous arrivons à l’écouter si nous avons décidé de l’écouter.
  • L’intensité de faim qui nous sera favorable est celle qui nous laissera libre de contrôler et d’attention à tous ces paramètres

Une fois que nous savons quelle faim nous va le mieux, alors nous sommes plus aptes à pouvoir la gérer.

4/ Spécificité

Si nous avons plus de facilité à prendre soin de nous en présence de la petite faim, cela sous entendrait que plusieurs petits repas sont nécessaires à notre bien-être. Et nous allons ainsi fractionner notre alimentation de manière équilibrée.

Si c’est la moyenne faim qui nous va mieux, cela ressemblerait alors plus à un schéma classique du genre 3 repas +/- une collation.

Si c’est la grande faim alors nous avons une bonne tolérance à la faim et un ou deux repas suffirait.

Bien évidemment que dans chacune des options, l’idée serait d’équilibrer un maximum et que nos journées étant différentes, le rythme alimentaire peut s’avérer différent.

Le nombre de repas et les horaires sont très culturels et spécifiques à chaque personne. A nous de trouver celui qui nous correspond le mieux et pour se faire, nous nous devons d’avoir une relation sereine à notre alimentation.

Des ateliers de pleine conscience alimentaire sont disponibles et réservables sur le site www.atelier-bienveillance.fr et peuvent réellement vous aider à ralentir devant votre assiette et à entrevoir une nouvelle façon de manger.