10 conseils pour gérer son poids avec bienveillance.

Lorsque nous souhaitons prendre soin de nous et travailler sur notre poids, il n’est pas toujours évident de s’y prendre avec bienveillance.

Bien au contraire, beaucoup de personnes vont alors  mettre en place des stratégies souvent dangereuses pour tenter de gérer leur poids.

On n’oublie souvent alors que le poids est quelque chose de complexe qui fait intervenir plusieurs facteurs.

Que ce soit pour prendre soin de notre corps, pour tuer l’ennui ou en encore pour fuir nos émotions, manger en fonction de ces différents facteurs aura un impact différent.

Source de plaisir ou source d’angoisse, pour plusieurs personnes l’alimentation tient une place importante et l’acte de manger peut alors prendre des dimensions différentes.

La  peur de prendre du poids reste un sujet très présent qui est légitime et bien évidemment compréhensible.

J’ai à cœur du coup, dans cet article, de vous apporter des outils ou quelques pistes qui pourraient vous aider à gérer votre poids de manière optimale.

1/ Rester attentif à ses besoins physiologiques

Pour rester réceptif à nos besoins, nous nous devons de ralentir dans notre action.

De prendre quelques secondes pour porter attention à nos signaux corporels. Rester attentif et observateur de l’endroit dans notre corps où nos ressentis se manifestent.

Est ce de la faim, de la soif ou autres besoins? Besoin de réconfort, d’une pause ou juste une stratégie pour ne pas ressasser des réflexions anxieuses ?

A quelle intensité puis je ressentir ces signaux ? Est ce plutôt faible ou élevé ou juste modéré ?

Apporter de la conscience dans cet acte alimentaire que nous nous apprêtons à mener.

Peut-être se connecter au plaisir que chaque bouchée nous procure.

Peut-être, partir du principe qu’aucune réflexion ou ressenti n’est faux ou mauvais mais juste expérientiel.

2/ Accueillir chaque repas comme une expérience culinaire

Chaque moment alimentaire est une expérience, un instant de découverte au sein duquel à nous pouvons poser un regard bienveillant sur soi.

Avoir trop ou pas assez manger nous apportera l’occasion de tendre vers un meilleur et réadapter à notre bien-être sur le repas suivant.

Ayons confiance en nos choix et observons ce qui se passe avec bienveillance et douceur, au même titre que nous pourrions le faire avec une personne qui nous est chère.

Restons conscient que rien n’est jamais perdu et que notre corps nous donne chaque fois la possibilité de réguler de manière tout à fait naturelle et intuitive.

Outre le fait de nous garder en vie, manger doit être corrélé à du plaisir et du bien-être.

3/ Ne pas lutter contre ses envies

Une envie est souvent signe d’un besoin de plaisir et le plaisir est nécessaire à la régulation du poids et du bien-être général.

Lutter contre nos envies engendrerait de la frustration susceptible de nous mener dans le cercle vicieux de pulsions alimentaires et ainsi de nous faire manger plus que nécessaire.

Assouvir cette envie dans un cadre agréable et adéquat est source de prendre soin de soi.

Une vie entière sans plaisir n’est pas possible et , qui plus est, en période de confinement, le plaisir semble utile pour vivre ce moment dans les meilleures conditions possibles.

Et si nous nous disions que nous avons le droit de nous accorder du plaisir avec l’alimentation ?

Que dans ce contexte présent qui s’offre à nous, c’est peut être la meilleure façon de prendre soin de nous ?

D’ailleurs, que ressentons nous lorsque nous supposons cette option à la partie de nous qui essaie de lutter ?

 4/ Ne pas se retreindre volontairement

La bonne limite du prendre soin de soi en mangeant se façonne à travers le sentiment de rassasiement et la disparition du plaisir. La bonne quantité n’est pas celle que notre tête nous propose mais celle que notre corps nous demande.

Ainsi, si notre corps nous envoie un besoin précis au niveau des quantités et du plaisir, et que nous cherchons à contrôler ce besoin volontairement, nous rentrons alors en lutte avec notre propre métabolisme.

Cette lutte tend à être néfaste et à perturber la relation que nous entretenons avec notre image et notre corps et vise, peu à peu, à détruire notre relation à soi.

Peut-être pourrions nous faire confiance aux quantités que notre corps nous suggère ?

A ce titre, lors de nos courses alimentaires, prenons également en considérations nos besoins de plaisirs sans réflexions restrictives. Faisons entrer dans nos placards, même en petite quantité, des achats de gourmandises.

 5/ Fractionner notre alimentation si cela nous est favorable

Contrairement aux idées reçues ou aux bruits de couloirs, il n’a jamais été démontré scientifiquement que grignoter entre les repas était un facteur de prise de poids.

Bien à l’inverse, le fractionnement alimentaire par des collations est souvent nécessaire à une gestion de faim optimale. S’affamer entre les repas serait guise de consommer le prochain repas trop rapidement ou en ayant le sentiment de perdre le contrôle.

Une mauvaise gestion de faim peut ainsi nous mener à de la prise de poids.

La quantité alimentaire globale à ingérer se régule entre les différents repas et en fonction de chaque besoin.

Le rassasiement nous alerte sur la quantité nécessaire à notre corps mais nous restons libre de l’écouter ou non.

Ainsi, il est « ok » de s’accorder plusieurs repas ou même de décaler les horaires de repas si cela nous mène à un bien-être et si nous observons que cela nous convient mieux.

Bien évidemment, les collations sont proportionnelles à la faim.

Évitons donc de choisir un simple fruit si nous éprouvons une faim élevée mais favorisons plutôt des féculents et des collations à deux composantes. Des petites tartines et un fruit par exemple ou encore des bols de céréales et fromage blanc. Les aliments qui rassasient sont source de glucides complexes.

6/ Accueillir nos émotions

 Accordons nous l’accueil de nos émotions en les normalisant. Davantage en période de confinement que dans un contexte quotidien habituel, il est normal d’éprouver du stress ou de l’angoisse ou toutes autres émotions difficiles à ressentir.

Ne cherchons pas à lutter contre elles en essayant de nous occuper l’esprit, en allant manger ou encore fumer, mais tendons plutôt à les écouter et à les comprendre.

Cela permet souvent, de trouver une réponse comportementale plus adéquate et fonctionnelle et de réguler l’émotion comme il se doit.

Si nous ressentons le besoin de pleurer par exemple, il est essentiel de le faire plutôt que de retenir ses larmes et de ressasser la situation. Nous éprouvons toujours un mieux être, une fois le déluge de larmes passé.

7/ Rester actif

La place de l’activité physique dans notre bien-être est importante. Cependant, elle se doit d’être source de plaisir et non de stress.

Je rencontre hélas, beaucoup de personnes qui pratiquent un sport comme une obligation. Vous avez le choix de faire de cette activité un moment privilégié ou d’en faire un objet de contrôle.

Dans cette optique, peut-être pourriez-vous choisir une activité plaisante et à défaut de rester actif au quotidien.

Toute occasion de bouger, même la plus petite ou celle qui nous paraît la plus futile, est utile.

8/ Faire des pauses

Que nous travaillions en télétravail, que nous soyons en pleines taches ménagères ou autres activités, accordons nous ou plutôt, imposons nous, des moments pour souffler et nous aérer en faisant des pauses aussi nombreuses que nécessaires.

La concentration cognitive optimale dure en moyenne 45 minutes. Au delà, une pause est essentielle pour une mieux repartir.

Le risque de ne pas faire de pauses est aussi de perdre le contact avec l’instant présent. Or, cet instant peut nous demander un besoin particulier.

Si nous confinons seul, nous pouvons tout aussi bien utiliser la pause pour prendre des nouvelles de nos proches et par la même occasion, apporter de la convivialité dans ce contexte particulier.

Une pause est un moment de repos, évitons donc de faire une autre activité ou de ruminer sur un problème durant cet instant.

Observer nos ressentis physiques et psychologiques en étant présent à nous après une pause, nous donnera certainement envie de réitérer.

9/ Prendre soin de notre sommeil

Le sommeil est le plus grand régulateur de notre système métabolique. Il est essentiel à notre santé au bon fonctionnement de notre corps.

En plus d’impacter la régulation des hormones, un mauvais sommeil génère plus de de fatigue qui demandera plus énergie. Cette énergie devant être apportée par l’alimentation ce qui nous mènera à manger plus que nécessaire.

De même, la fatigue est souvent confondue avec de la faim. Tous ces facteurs respectifs sont susceptibles de mener à une mauvaise gestion de poids.

Restons attentifs à nos besoins en sommeil en allant nous coucher au moment où notre corps nous le demande.

Évitons de chercher à veiller plus que la normale sous prétexte que nous sommes en période  de vacances ou jour de repos.

Il est important de respecter des rythmes les plus réguliers possibles même les jours où nous ne travaillons pas.

Évitons également de faire de trop longues siestes en plein après-midi ou de nous lever a des heures tardives ou inhabituelles.

Apporter de la régularité permet de tendre vers une homéostasie optimale.

10/ Demander de l’aide

Si nous observons que cette relation à notre poids est de plus en plus difficile pour nous, n’hésitons pas à nous faire accompagner par des professionnels compétents qui pourront nous aider.

Au moindre signe de faille, interrogeons-nous sur notre capacité à gérer seul la difficulté.

La règle d’or vous l’aurez compris, est de rester attentif à nous-même. Nous sommes la personne la plus importante de notre vie et ce contexte, chaque contexte peut être rendu précieux pour renouer avec votre santé.